JJ Rawlings s’en va, JJ Rawlings vivra, gémissons mais espérons !

 « En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.», Amadou Hampâté Bâ, UNESCO, 1960.


Q

uand le militaire se fait acteur politique, va à l’école du socialisme et devient homme d'État, quand il oublie ce qu'il fut pour épouser la Nation, les lendemains chantent. 

C’est ce bel hommage au temps et à son souvenir que nous laisse Jerry John Rawlings, révolutionnaire qui aura apporter la démocratie au Ghana.

...De sources concordantes, il a fait irruption en tête d'une mutinerie le 15 mai 1979 sur le théâtre politique ghanéen. Puis est resté la figure de proue de la politique de ce pays jusqu’à son décès le 12 novembre dernier. On peut le dire sans craindre d’être repris : Jerry John Rawlings est resté l'un des rares d'entre ceux de sa génération a marqué les enflures du temps et s'est au mieux cramponné aux bienheureux basques de l'histoire. Ce n'est pas que l'heure du destin et de son coup de pouce ! Mais, il fut ce lieutenant-colonel qui par les armes, interrompit au bel horizon de son pays de continuer à avoir le bourdon. Il fut également celui à travers qui trois putschs dont deux réussis et deux mandats présidentiels ont su revigorer la modernité à l’ex Gold Cost, la République du Ghana. C’est pourquoi d'ailleurs, son surnom de "Rédempteur". 

C'est en cela que sa mort doit au-delà de mettre en gésine notre douleur, doit à nous la jeunesse africaine, imposer une profonde méditation de ce que furent les idées et la cause défendue par Jerry John Rawlings. Son parcours fut singulier dans un paysage politique insolite comme le continent noir où les héros finissent par être des bourreaux conspués, s'explique par sa lucidité politique motivée par la lutte contre la corruption, les principes de libertés et un mieux-être pour le grand nombre. Le pluralisme politique, la libéralisation de la presse au Ghana, c'est lui. 

Même retirer de la scène politique, il était une voix qui comptait aussi bien à Accra que sur le continent. Le Ghana a le devoir de perpétuer ses idéaux en élevant plus haut les droits humains, oui les droits humains.


JJR s’en va, JJR vivra, gémissons mais espérons !

PS: merci à mon ami @TOFFOHOSSOU Modeste Corneille avec qui nous partageons les mêmes passions pour les grands de notre continent.

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