La saga au Togo après le 31 décembre 2014

 Sauvons le Togo en apprenant de l’histoire.


Je pense que l’homme dans son fort intérieur est fait de deux êtres qui cohabitent : Un ange et un démon. L’ange est bienheureux, extraordinairement bon, d’une extrême douceur. Il est très influent et utile pour sa communauté. Le démon, lui, est méchant et cherche toujours à tourmenter les gens. Il est égoïste et suscite la calomnie. Il est insensible aux souffrances de ses semblables,  enclin à la cruauté et se rassasie de l’horreur.
Lorsque la société aiguise chez une « Personne » l’une des caractéristiques de ces "êtres", les valeurs auxquelles est attaché cet "être" se manifestent inéluctablement. L’on devient comme un diable ou un ange, selon qu’on est bienveillant ou malveillant envers lui.

Si je considère que depuis l’entame de l’année 2015, la classe « politique » de l'opposition s’insurge davantage contre le Président de la République, J’estime que c’est de la malveillance envers lui. On stimule donc en lui « le diable ». Logiquement, vont grandir en lui les attributs de ce dernier. L’égoïsme et l’arrogance vont grandir dans son esprit et dans ceux des membres de son clan.

J'ai lu maintes fois le discours qu'à prononcé Mr Gnassingbé le 31 décembre. je n’y ai trouvé manifestement pas de propos dans méchants, égoïste ou calomnieux.

Il est admis que dans une communication la compréhension est conditionnée par l’expérience du récepteur et de ses attentes. Mais l’émetteur n’est pas comptable de l’interprétation qu’on fait de ce qu’il a dit.
Quelles en seront les conséquences? toute les aspirations du peuple, convenues dans le cadre de la réconciliation dans le souci de l’amélioration du cadre de vie de la société Togolaise sera retardé, ignoré ou purement et simplement booter du pied.
Concrètement, si le diable continue d’être entretenu eu égard à des paroles prononcées le 31 décembre 2014 par Mr Gnassingbé, Chers  frères et sœurs Togolais, partisans de la liberté de "l'Ablodé", nous allons « Perdre ». Je vous suggère d’oublier donc la mise en œuvre des principales recommandations de la CVJR.

Nombre de compatriotes ignore ce que stipulent les recommandations pour les Réformes Institutionnelles et Constitutionnelle. Je me permets de vous rappeler celles de la CVJR.
Recommandation X
Selon le principe républicain de la séparation des pouvoirs inscrit dans la Constitution Togolaise, l’équilibre entre les trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, est indispensable à la réalisation d’une société démocratique, respectant les libertés individuelles et les droits fondamentaux des citoyens. Les réformes constitutionnelles et législatives en discussion doivent aboutir pour garantir plus efficacement l’indépendance de chacun de ces pouvoirs afin qu’ils jouent pleinement leurs rôles et éviter les interférences qui paralysent leur bon fonctionnement.
Recommandation Y
Des réformes en profondeur liées aux élections et aux conditions de leur organisation devront être menées. Ces réformes, qui devraient faire l’objet d’un débat national propre à dégager un large consensus, viseront, entre autres :

  • Le découpage électoral qui doit s’appuyer sur des critères géographique et démographique tout en tenant compte de l’histoire du peuplement de notre pays.
  • Les modes de scrutin qui seront choisis de manière d’une part, à toujours garantir l’élection du chef de l’Etat à la majorité absolue des votants ; d’autre part, à assurer une représentation fidèle de toutes les sensibilités politiques au parlement et dans les assemblées locales
  • Le choix des membres des commissions électorales, les garanties de leur indépendance et impartialité.
  •  Le droit de vote des Togolais de la diaspora
Recommandation Z
La question des réformes institutionnelles constitue un problème complexe qui mériterait d’être posé dans le cadre d’une réflexion sérieuse devant nous amener à nous interroger sur l’adaptation, à nos réalités sociologiques, du modèle occidental en vigueur dans notre pays depuis l’indépendance. Fondé sur l’individualisme et une conscience citoyenne rationnelle, ce modèle éprouve du mal à régir notre société nationale pluriethnique où les réflexes grégaires ou communautaristes continuent d’être prédominants.
La CVJR recommande par conséquent l’organisation d’une large réflexion sur la question associant personnalités politiques, juristes, sociologues, historiens, organisations de la société civile en vue de déterminer les institutions en mesure de nous assurer une gouvernance adaptée à nos réalités.

La politique est un art. Il faut l’exercer avec élégance. Le togolais a besoin d’entendre scander des slogans du genre « Yes we can !», comme dans certains pays . Ceux qui se sont engagés en politique ont donc intérêt, sinon l’impérieuse obligation de marquer positivement leurs époques.

C’est au peuple le pouvoir, mais il est exercé par « 1 », un du peuple.
Qu’attendez-vous de Mr Gnassingbé pour ces quelques jours qui nous séparent des élections présidentielles de 2015: l’ange bienheureux, extraordinairement bon, d’une extrême douceur? Ou le démon, méchant qui cherche toujours à tourmenter les gens ?

Le choix est de rigueur. L’option « on ne veut ni l’un ni l’autre » est inadmissible.
Je pense qu'il faut négocier la paix. Il faut négocier le droit. Il faut négocier les réformes.

« Comme on fait son lit, on se couche ».

MDM, l'indépendant. La vérité à mon sens.






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