Est-il possible pour une PME d’avoir un retour sur investissement dans une opération de sponsoring
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la faveur de l’organisation d’un événement, Il
est loisible et courant de constater que plusieurs annonceurs se positionnent.
Parfois, ces manifestations de l’annonceur se font par cooptation ou par
affinité, parfois, sur recommandation et parfois encore, par simple geste de
philanthropie. La pratique du sponsoring qui est réputée efficace en
littérature pour faire face aux défis de stagnation d’image de marque dans l’esprit
du consommateur semble être surannée dans le monde de l’événementiel au Togo.
Au
regard de la pratique du sponsoring (ou parrainage) des événements au Togo,
plusieurs questions se posent dans l’esprit du théoricien et du chercheur sur
le bon sens des ressources engagées par les annonceurs car plusieurs annonceurs
s’engagent dans une action de parrainage sans en avoir estimé au préalable les
retombées.
La
littérature francophone qui définit le sponsoring comme « une technique qui
consiste pour toute organisation à créer ou à soutenir directement un événement
socioculturellement indépendant d’elle-même et à s’y associer médiatiquement,
en vue d’obtenir des objectifs de la communication marketing » préconise une
série de procédures et une certaine technicité au sein de l’entreprise pour
garantir le retour sur investissement dans ce type d’opération. Ce dernier
pouvant être assimilé au score de ‘’Notoriété’’ au ‘’Transfert d’image’’ et à
‘’l’Intention ou acte d’achat’’. Par ailleurs, le législateur distingue le
sponsoring qui a une intention commerciale, du mécénat qui a une intention
sociétale.
Ainsi,
les entreprises financent-elles les activités parce que l’un de leurs
responsables connaissent-ils X ou Y du comité d’organisation de l’activité ? Ou
parce que la Société Z elle-aussi s’y aventure ? Pourquoi choisissent-elles le de
communication hors média ? Ces Interrogations qui élargissent le champ de la
problématique de l’opportunité d’une action de sponsoring interpellent les
gestionnaires marketing et directeurs d’entreprises de notre pays.
Il
faut rappeler que les théories de gestion marketing sont absolues et
objectives. Les stratégies et actions doivent être planifiées, exécutées et
évaluées au cours d’une période. Une chose est de dépenser et une autre est
d’investir ; et en entreprise ou du moins en marketing, il est plutôt question
d’investissement. 1 franc CFA qui est engagé dans une opération Marketing à
l’instar du sponsoring événementiel, doit en rapporter au moins trois autres. Faisons
une petite réflexion arithmétique : si 1 franc en rapport avec 3, 500 000
francs investis dans une opération de sponsoring doivent rapporter à moyen
terme au moins 1 500 000 francs de Chiffres d’affaires. Cet exercice est difficile
à prouver au cours d’une action de planification budgétaire. Encore faudrait-il
que nos entreprises togolaises effectuent de plan budgétaire. Il faut donc que nos
départements marketings et commerciaux, mettent en symbiose l’ensemble des
variables du Mix communication et le traduire en actions opérationnelles
quantifiables et affectables en terme de coût dans la composition du Prix de
cession.
Poussons
le bouchon un peu plus loin : quel message de l’annonceur, l’événement
véhicule-t-il ? Quels en sont les outils de mesure ou de contrôle de
l’efficacité de l’action? La pratique du sponsoring n’est pas anodine, elle
requiert des compétences et de la rigueur.
Pour
un Togo émergeant, faisons de la gestion un art !
Moise Dodji MAFONGOUN
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