L’urne : quille ou boite à pandore



Urne, Illustration pixabay.com 



Comme une soupe au lait, voilà que le héros de plusieurs politologues, JAMMEH Yahya, revient à la charge. Va-t-il se tacher de sang, on ne peut se prononcer. Mais nous connaissons tous l’homme, nous connaissons le système.









La démocratie telle que voulue par les pseudo-intellectuels africains et d’ailleurs n’est rien d’autre que d’offrir du spectacle au peuple. Peuple qui ne demande rien de plus grand que la paix, l’éducation, la santé, les moyens de communication, un cadre de libre échange… Les urnes et l’alternance au pouvoir ne sont pas les seuls résultats de la démocratie. Mais il faut reconnaître que l’urne est un excellent outil pour faire de la démocratie.

Loin de nous l’idée de jeter l’opprobre sur l’opposition, mais ce que nous observons nous laisse perplexe. Plusieurs acteurs politiques, les doigts dans le nez espèrent le miracle et peignent girafe dans ce confortable titre d’Opposants. Est-ce pour le vrai intérêt collectif ? A quoi nous servent nos oppositions actuelles si elles ne nous font pas vivre la démocratie ? Quel intérêt pour le peuple dont nous connaissons les aspirations, de célébrer tous les trimestres les créations de nouveaux partis politique ? N’est-ce pas pisser sur le violon ?

L’an 2016  s’inscrit déjà comme l’avatar et le mysticisme de la démocratie. Tout semble dire que les peuples, qu’ils soient béninois, américain, français, coréen, gabonais, gambien ou ghanéen (…) veulent faire autrement l’expérience de la démocratie. Les peuples ne sont plus intéressés par les Hommes ! Les peuples décrient bel et bien « les systèmes ». Oui, il s’agit des systèmes. 

Si PING Jean, CLINTON Hilary, JAMMEH Yahya  et qui savons-nous encore, reviennent « toujours » à la charge, soit par eux-mêmes ou par personnes interposées pour remettre en jeu le débat sur la confiance aux urnes, il est claire comme eau de roche, que ce sont des manœuvres de diversion. Oui, les politiques prennent plaisir à distraire le peuple et à l’endormir. Et pour quelle fin ? A chacun d’y répondre.

Les success stories des autres peuvent faire école chez nous, mais il est temps que le peuple se réveille. Pour la simple raison que le choix de modèle de société (y compris le modèle de démocratie) que les pères de l’indépendance ont choisi n’était pas certainement le plus adapté à la réalité. Les diverses crises que le pays connait sont le reflet du mauvais calibrage du choix démocratique.
Chers politiques, votre responsabilité ne serait-elle pas d’épargner les hommes et les femmes de la terre de nos aïeux, les querelles intestines, qui très souvent puisent leurs sources dans les malentendus et les préjugés ?

Si vous rencontrez JAMMEH, rassurez lui que nous le connaissons bien. Il est tout sauf un politicien, mais il sait ce dont le peuple a besoin. Quant à son frère BARROW, exhortez-le à faire comme le sage Mandela aimait si bien dire : « ubuntu » (je suis grâce à toi).  

Puisque d’aucuns affirment que la politique est un art, chers politiciens du d'ici, nous avons soif de voir vos chefs d’œuvres. Pourriez-vous, - vous préparer, tel un bon combattant pour le rendez-vous de l’urne ; - avoir un sursaut d’orgueil pour vous mettre à l’école de la politique au service du peuple ? 
Nous avons besoin d’un système qui fonctionne.

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